Energie: La solution du gouvernement n’est pas fiable, selon Idi Nadhoim

Lors d’une conférence de presse, ce matin, dans son domicile de la Coulée à Moroni, l’ancien vice-président et leader du parti ADD Zam-Zam, a sévèrement critiqué la politique du gouvernement, notamment dans le domaine de l’énergie. Et il a jugé non fiable la solution provisoire annoncée cette semaine par le gouvernement.

Pour la première fois depuis son retour de France où il a passé plusieurs mois pour des raisons de santé, Idi Nadhoim, s’est exprimé sur la situation du pays et la politique menée par le président Ikililou Dhoinine et son gouvernement. «Tout le monde regrette ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, même ceux qui ont fortement contribué à l’élection d’Ikililou Dhoinine », a affirmé l’ancien vice-président. Personne n’avait imaginé qu’on allait vivre cette situation. « Le régime Sambi dont je partage le bilan avait donné un espoir à la population comorienne, réhabilité la politique », a-t-il soutenu. M. Idi qui se désole que cet espoir soit déçu : « Ikililou a abandonné la politique qui a été la nôtre et on voit le résultat ». Il se dédouane par ailleurs de toute responsabilité quant à l’élection de l’actuel chef de l’Etat. « Moi je ne fait pas partie de ceux qui se sont investis pour qu’il[Ikililou] soit élu ».

En ce qui concerne l’énergie, M Idi Nadhoim est très critique envers le gouvernement. « La population de Ngazidja et Anjouan doivent se préparer à vivre encore 18 mois de pénurie, avant le démarrage de la centrales de fioul lourd », prévient-il accusant le gouvernement d’avoir retardé le lancement du projet qu’il a initié quand il était au gouvernement sous Sambi. Pour ce qui est de l’exploration de pétrole et du gaz, Idi Nadhoim n’est pas non plus tendre avec Ikililou Dhoinine. « C’est une affaire qui devait durer 7 ans, mais ce gouvernement n’est pas capable d’accélérer le processus », déplore.

Quant aux prochaines échéances, l’ancien vice-président dit que son parti va présenter des candidats au niveau de tous les scrutins. Il met en garde le gouvernement contre l’utilisation des moyens de l’Etat en faveur des candidats. « La loi sur les partis politiques exige des élus pour chaque formation, cela oblige chaque parti d’utiliser ses propres moyens pour des raisons d’égalité et d’équité », insiste le président du parti ADD Zam-Zam qui promet de se lancer en précampagne dès le mois de janvier afin d’exposer ses idées à la population des Comores dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016.

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