Fahmi dénonce la « corruption en campagne électorale »

A trois jours du premier tour des élections législatives et des conseillers des îles, le leader du parti Pec, a dénoncé, au cours d’une conférence de presse ce matin, l’utilisation des moyens de l’Etat pour la campagne électorale, et la corruption organisée par les autorités. Dans son viseur, le vice-président en charge des Finances, Mohamed Ali Soilihi, et le gouverneur de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilihi.
Pour Me Fahmi, le remaniement opéré par Mouigni Baraka à quelques jours du scrutin, sa présence dans les meetings du parti RDC, ainsi que les contrats proposés aux jeunes dans les différentes administrations en cette période électorale sont contraires aux valeurs républicaines. « On se sert des moyens de l’Etat à des fins électoralistes », s’est insurgé le candidat à Itsandra sud avant de prévenir qu’avec de telles méthodes « on fait retourner le pays dans un ancien système archaïque et anti-démocratique ». Pour appeler les citoyens à voter contre les candidats de l’UPDC et du RDC, Me Fahmi accuse Mohamed Ali Soilihi et Mouigni Baraka de ne pas être capables de gérer le pays actuellement. « Avec trois mois d’arriérés de salaires et les ordures qui envahissent la capitale, cela montre que ces gens n’arrivent pas à gérer le pays ». Il appelle donc à voter « massivement contre leurs candidats partout ».
En ce qui concerne le déroulement du scrutin de dimanche, le leader du parti Pec exprime des inquiétudes, notamment au niveau des Commissions électorales communales (CECI) qui seraient nommées exclusivement par les gouverneurs des îles. « C’est inadmissible », a-t-il dit avant d’appeler les forces de l’ordre à ne pas exécuter des « décisions illégitimes ». « Vous êtes des forces républicaines au service du pays et de la démocratie », a conclu Fahmi Said Ibrahim. Interrogé sur l’éventuelle réintégration de l’ancien directeur général de Comores Télecom, Omar Mgomri, contre son soutien au ministre des affaires étrangères, El-Anrif Said Hassane, Me Fahmi a simplement avance que « Si des personnalités de son rang faisaient ce genre de chose, on aurait du mal à convaincre les jeunes à ne pas accepter les petits contrat ».

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