Ikililou a trahi les Comoriens, selon Fahmi Said Ibrahm

Au cours d’une conférence de presse ce matin dans la propriété du prince Said Ibrahim, Me Mahmi, président du parti PEC a déclaré que le chef de l’Etat a peur « parce qu’il a trahi les Comoriens ». C’est là raison pour laquelle, il a ordonné l’interdiction, samedi dernier, du rassemblement du parti Juwa.

Le leader du parti PEC, entouré des poids lourds du parti Juwa, Ahmed Bawane, Ibrahim Mohamed Soulé et Mohamed Bacar Dossar, n’est pas passé par quatre chemin pour critiquer le comportement du président de le république et de son gouvernement à l’égard de l’ex-chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. « Après tout ce que Sambi a fait pour vous, voilà ce que vous êtes en train de lui rendre aujourd’hui ? » a-t-il insisté en mettant en cause directement le chef de l’Etat et son ministre de l’Intérieur. L’ancien ministre a mis en garde contre de tels agissements qui constituent des violations graves aux libertés fondamentales et qui sont similaires aux méthodes employées à l’époque des mercenaires. Me Fahmi a dénoncé une « violence perpétrée par l’Etat » dans un lieu privé. Mais il espère que l’armée comorienne et toutes les forces de l’ordre « n’accepteront jamais d’exécuter des ordres contraires à la constitution et à toutes les lois nationales ».

Pour Ibrahim Mohamed Soulé, secrétaire général du parti Juwa, ce qui s’est passé dans la nuit de vendredi à samedi sont d’une extrême gravité. « On voulait nous empêcher de fêter l’anniversaire de notre parti alors qu’au même moment le parti RDC était en réunion dans le Wachili pour la désignation officielle de ses candidats », a-t-il regretté. Il a rassuré le pouvoir que son parti n’a aucune intention de le renverser ni de saboter le mandat de ikililou. « Nous serions les premiers perdants d’une telle situation d’instabilité », a dit Ibrahim Mohamed Soulé. En ce qui concerne les actes de violence qu’il impute aux milices recrutés par le leader du parti Orange, Mohamed Daoudou(Kiki), l’ancien directeur de Douane a promis d’y répondre seulement par les urnes lors des prochaines élections.

Même ton pour Ahmed El- Barwane qui a profité de cette conférence de presse pour fustiger le bilan économique du gouvernement. « La situation économique du pays a gravement reculé », a asséné El-Barwane tout en brandissant la déclaration de fin de mission du FMI publiée ce matin et qui fait un réquisitoire sévère contre la politique économique du gouvernement.

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