Mohamed Ali Soilihi dénonce un « coup d’Etat institutionnel »

Aussitôt publiés par la CENI, les résultats provisoires de l’élection présidentielle sont rejetés par le candidat de l’UPDC, Mohamed Ali Soilihi. Devant la presse vendredi soir, il a qualifié d’« illégaux » ces résultats provisoires avant de dénoncer un « coup d’Etat institutionnel » orchestré par la Commission électorale nationale indépendante(CENI).

Pour Mohamed Ali Soilihi, le processus électoral n’est pas terminé. Car  plus de 11 000 électeurs anjouanais ont été privés de leur droit de vote. « Je suis un responsable politique, engagé en faveur de mon pays. Je souhaite préserver deux choses : la paix et la tranquillité », a dit Mohamed Ali Soilihi avant d’affirmer que « ces résultats n’ont pas été publiés dans le cadre de la loi ».

Le candidat de l’UPDC soutient que 23 bureaux de vote représentant 10% de l’électorat d’Anjouan ont été saccagés. De ce fait, il demande l’organisation d’élection partielle dans les localités concernées avant la publication de tout résultat.

« La CENI n’est pas allée au bout de sa mission et n’a pas respecté les règles. La crédibilité des élections est remise en cause dans ses conditions », a estimé l’actuel vice-président qui s’étonne de l’entêtement de la CENI alors qu’il a été convenu de sursoir la proclamation des résultats et attendre l’organisation d’élections partielles. « Ce n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat institutionnel que nous ne pouvons pas accepter. Nous voulons que l’état de droit, la démocratie et la paix triomphent dans notre pays», a-t-il insisté tout en appelant ses partisans à rester « confiants et tranquilles ». « Il ne faut pas descendre dans les rues, mais il faut rester debout parce que le combat n’est pas terminé », a promis le candidat de l’UPDC.

Même ton pour son Me Said Larifou, ex-candidat et qui a fait campagne au second tour en faveur de Mohamed Ali Soilihi. Nous avons saisi la Cour pour annuler ces résultats provisoires, nous demandons aussi l’organisation de partielle à Anjouan. Selon la CENI, les 13 bureaux dans 5 villages à Anjouan n’ont pas pu voter pour des raisons de vandalisme du matériel électoral par des autorités politique. Pour l’avocat Said Larifou, le vice-président d’Azali à Anjouan et le président du conseil de l’île sont directement responsables de ces actes délictueux.

A.MM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *