Résultats définitifs : la Cour constitutionnelle se prononcera entre vendredi et samedi

Attendus depuis ce lundi, les résultats définitifs des élections présidentielle et des gouverneurs des îles seront proclamés entre vendredi et samedi par la Cour constitutionnelle. Mais tout le monde se demande si la haute juridiction peut modifier, voire renverser les résultats provisoires.

D’après les membres de la Cour constitutionnelle qu’on a pu contacter ce lundi matin, il n’est pas possible d’avoir les résultats définitifs avant vendredi, même si le plus gros du travail est déjà réalisé. « L’examen de tous les recours déposés est terminé. On va maintenant entamer les débats qui risquent de prendre un peu de temps. Tout dépend des dossiers », confie un conseiller qui estime que d’ici à vendredi on peut avoir les résultats. Mais un autre membre de la haute juridiction pose la question de la rédaction des décisions pour renvoyer à samedi la date la plus sûre.

Cette longue attente angoisse les Comoriens qui voudraient en finir avec cette fièvre électorale. Chaque camp continue de réclamer la victoire. L’un, celui du colonel Azali et de toute l’opposition, se base des résultats provisoires de la CENI pour rester optimistes quant à la décision de la Cour constitutionnelle. L’autre, composé de l’UPDC et de ses alliés, compte sur l’aboutissement de leurs requêtes, notamment en annulation de plusieurs bureaux de vote pour que la situation se renverse en leur faveur. Et jusqu’ici ces derniers se disent confiants pour le verdict attendu.

Ce qui est certain : personne ne sait encore ce qui va se passer entre vendredi et samedi, à part, bien sûr, les membres de la Cour.

Celle-ci peut bien confirmer les résultats de la CENI et de ses démembrements et proclamer Azali Asssoumani président de l’Union des Comores, ainsi que les gouverneurs déclarés élus par les CEII. Et cela voudrait dire que la Cour a estimé que le processus électoral s’est bien déroulé et qu’aucun fait majeur susceptible de d’entacher la crédibilité des résultats n’a été constaté.

Mais rien n’empêche à cette même Cour, après avoir relevé et sanctionné des irrégularités, de modifier, voire renverser les résultats au profit de tel ou tel candidat qui avait été proclamé vaincu par les résultats provisoires.

Dans tous les cas, la Cour constitutionnelle a une obligation de motiver sa décision, même si après son verdict il n’y a plus de recours possible. En 2010, Bianrifi Tirmidhi a été relégué en 4e position par le juge constitutionnel après que la CENI l’avait placé en 3e à l’issue de la primaire de Mohéli. Lors des dernières législatives, des candidats déclarés admis au second tour par la CENI se sont retrouvés éliminés par la décision de la Cour constitutionnelle. Le plus important, c’est que tout le monde doit se soumettre à cette décision au nom de la démocratie et de la paix.

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