100 jours d’Azali : l’opposition exige la réintégration des jeunes licenciés

Dans une déclaration publié ce matin, la coalition autour des ex-candidats à l’élection présidentielle,  Mohamed Ali Soilihi et Mouigni Baraka, s’inquiète de la « violation répétée et manifestement volontaire des règles constitutionnelles ». Elle exige surtout la réintégration de « plus de 2000 jeunes, agents des établissements publics et para-publics licenciés sans procédure ni motif légitime ». (lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration)

« L’élection du Colonel AZALI ASSOUMANI comme Président de l’Union des Comores avait été annoncée comme étant le début d’une ère nouvelle avec comme promesses : « un Président pour tous » et la réalisation de 100 mesures en 100 jours. Plus de trois mois après son investiture les Comoriens sont entrés dans l’ère du désenchantement.
Toutes les couches sociales de la nation sont dans l’inquiétude, ne percevant pas de perspectives susceptibles de les sortir des conditions d’existence de plus en plus précaires.
L’économie du pays est paralysée par l’inertie de la nouvelle équipe dirigeante, responsable d’une série de mesures anti-économiques.
Le droit et la démocratie ont fait un grand bond en arrière. Cela se traduit par la violation répétée et manifestement volontaire des règles constitutionnelles en matière de budget et de la structure gouvernementale, le licenciement massif et irrégulier de plus de 2000 agents des établissements publics et parapublics et ce au mépris de l’engagement pris par le candidat Azali : « Un Jeune=Un Emploi ». L’avenir de la jeunesse est ainsi hypothéqué.
Devant l’échec de la politique de baisse des prix des produits de base imposée aux opérateurs économiques sans concertation, la hausse inquiétante du taux de chômage, aggravée par les licenciements massifs de plus de 2000 jeunes, la nouvelle équipe dirigeante est à bout de souffle, manque d’imagination, d’initiative et d’inspirations pour répondre aux attentes du plus grand nombre.
La masse salariale de la fonction politique est hors contrôle suite au nombre important des membres du Gouvernement, des Conseillers du Président et d’autres recrutements récents faits en contradiction totale avec les motifs invoqués et inacceptables de licenciement des jeunes. Le Népotisme et le Favoritisme sont érigés en mode de gouvernance.
L’inquiétude est d’autant plus grande que le pouvoir central semble frappé de cécité.
Les Comoriens découvrent que l’équipe dirigeante n’a ni la volonté, ni les moyens d’apporter les réponses appropriées aux urgences sociales et mener les reformes structurelles adéquates.
Traduisant le sentiment général, celui de près de 60% de la population qui n’a pas adhéré et soutenu l’engagement du Candidat AZALI, la Coalition autour de MOHAMED ALI SOILIHI et MOUIGNI BARAKA, ex-Candidats aux dernières élections présidentielles :
– Exprime sa vive préoccupation face aux violations répétées des règles constitutionnelles en matière budgétaire,
– Dénonce les multiples violations du droit des travailleurs ;
– Refuse la fatalité de la crise économique et sociale aggravée par les mesures prises par le Gouvernement ;
– Exige la réintégration de plus de 2000 jeunes, agents des établissements publics et para-publics licenciés sans procédure ni motif légitime ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *