«Créer une synergie qui assure une bonne circulation des personnes et de leurs biens»

Le directeur général  de l’Aéroport International prince Saïd Ibrahim(AIMPSI),  YASSER ALI ASSOUMANI, a répondu aux questions de Karibu Hebdo sur ses missions, ses récents voyages et sur la politique qu’il veut mener pour le bon fonctionnement de l’aéroport.

Vous étiez au Canada au mois de septembre,  quel a été le but de ce déplacement?

Effectivement, suite à l’invitation du Conseil International des Aéroports Nord Américains, j’ai participé en ma qualité de directeur général de l’AIMPSI à cette assemblée générale annuelle qui a eu lieu à Montréal du 25 au 28 Septembre.

C’est une assemblée qui a rassemblé tous les intervenants des aéroports Nords Américains pour discuter de sujets divers concernant les activités aéronautiques.

C’est un lieu où se mobilisent les entreprises du domaine aéronautique de l’ACI.NA.

Participer à un tel événement était une opportunité pour moi de rencontrer des partenaires d’horizons différents et lointains, qui ont surtout les moyens d’accompagner nos différents projets de développement.

Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment le partenariat public-privé dans les aéroports. Les aéroports doivent répondre à beaucoup d’exigences d’ordres réglementaires pendant que les moyens financiers ne sont pas équivalents aux attentes ?

De nos jours Beaucoup d’aéroports tendent à faire une transition dans leurs activités en les diversifiant dans le domaine du business et du commerce. C’est le seul tremplin pour répondre aux besoins financiers. Donc au lieu de construire seulement des bâtiments, les aéroports innovent dans le secteur privé.

Les aéroports sont conseillés d’exceller en matière de sécurité et de sûreté. En matière de sécurité de s’inscrire au programme APEX de l’ACI. Le transport aérien a été une cible privilégié de l’Etat islamique, Al-Qaeda et les autres groupes terroristes qui veulent publier leur cause sur la scène internationale.

Depuis des années, l’industrie de l’aviation s’est fixée comme défis de contrer et répondre à la menace terroriste. Une réponse adéquate à l’émergence de la nouvelle menace terroriste. En réponse aux défis de la sureté, les aéroports travaillent régulièrement en étroite collaboration et coordination avec les régulateurs et les autorités.

Considérant cet environnement de montée en puissance de la menace, il est important d’augmenter le partenariat entre le gouvernement et l’industrie en matière de sûreté, travailler en collaboration et analyser les contre mesures et les technologies nécessaires pour répondre à la menace.

Les passagers, étant les principaux clients des aéroports ont souvent des choix que les aéroports sont obligés de s’engager pour leur entière satisfaction. L’amélioration de la qualité du travail aéroportuaire par l’utilisation de méthodes comme l’écoute client permettant d’avoir en retour des informations pour aider à améliorer les services.

Les aéroports sont les portes de sortie des communautés et constituent la première impression et le dernier mémoire pour les voyageurs. Dans le but d’améliorer l’expérience des voyageurs, de générer des revenues extra-aéronautiques et promouvoir l’économie, les aéroports travaillent pour créer un sens de la place et mettre en exergue les attributs uniques de leur localités et régions.

Et pour l’AIMPSI, cette assemblée a rapporté quoi ?

Mise à part les thèmes abordés lors de la conférence, qui étaient d’ordre général, il était question pour nous de faire la promotion de l’AIMPSI devant les différents partenaires sur place, pour les inciter à connaitre la destination Comores et explorer les possibilités de créer des relations d’échange dans tous les domaines, surtout la sûreté, la sécurité et les investissements. Dans ces genres de réunions, toutes les possibilités pour s’ouvrir sont exploitées pour étendre le réseau des partenaires et ouvrir notre aéroport au reste du monde.  Ainsi, l’opportunité m’est donné de rencontrer beaucoup de partenaires de l’industrie de l’aviation. Lors de nos échanges, nous avons entamé des négociations visant à nous aider et nous assister dans les domaines clés de l’aéroport, surtout notre plan de modernisation de l’aéroport. Ces discussions ont continué lors de la même conférence dans la zone Afrique à Maputo au Mozambique du 17 au 23 octobre. Nous espérons de notre part, en collaboration avec nos techniciens de l’aéroport, concrétiser certains projets avec nos partenaires.

Justement après le Canada, vous étiez à Maputo du 19 au 21 Octobre 2016 pour la  25ième Assemblée Annuelle de l’ACI (conseil international des aéroports), de cette occasion il y a eu des rencontres avec les autorités du transport aérien du Mozambique, pouvez nous résumer le contenu de cette rencontre ?  

En marge de la conférence régionale, l’opportunité était donnée aux délégations d’effectuer des rencontres B2B (Business to business) entre partenaires de l’industrie aéronautique, des autorités de régulation et des compagnies aériennes pour entamer une démarche de matérialisation des acquis de la conférence et de l’exposition. En tant que directeur général de l’AIMSPI, j’ai saisi cette opportunité pour échanger avec les différents intervenants et exposants à la conférence.

A cette occasion, j’ai visité l’aéroport international de Maputo pour m’enquérir des activités liées à la sécurité et à l’organisation dans cet aéroport. J’ai émis le souhait que des échanges d’expérience se fassent entre nos deux aéroports pour l’amélioration de la qualité du travail.

Enfin, trois rencontres essentielles ont eu lieu entre le lundi 24 et le mardi 25 octobre entre moi et l’autorité de l’aviation civile Mozambicaine, le directeur de l’exploitation des aéroports du Mozambique et le bureau exécutif de la compagnie Air Mozambique conduite par son PDG.

A la sortie de ces rencontres, la volonté de part et d’autres pour signer des accords bilatéraux pour améliorer la connectivité aérienne s’est faite ressentir et chaque partie doit formuler et présenter les termes des accords pour leurs concrétisations.

J’ai  insisté sur le fait que de tels accords sont importants vu la proximité et les liens qui existent entre l’Union des Comores et le Mozambique.

Où en est-on en résumé avec vos projets phares cités à la presse il y a un mois?

J’ai fidèlement exécuté l’arrêté stipulant les cas des agents recrutés en 2016. J’ai redressé beaucoup de choses, notamment le blocage de deux salaires (fonctionnaires) dans tous les aéroports.  Ensuite, je rappelle que depuis que depuis trop longtemps à Anjouan, il n’y a jamais eu de formation pour les agents de l’aéroport. J’ai commencé à les organiser.

Dans un aéroport, on a trois vecteurs clés, à savoir  un personnel qualifié, des infrastructures et des matériaux. Ma mission est d’organiser les aéroports  du pays pour une synergie qui assurera pleinement la circulation des personnes et de leurs biens. Le plus important c’est que plus de problème de salaires et depuis que je suis confié la tête de l’AIMPSI, je ne cesse de travailler pour ce chapitre. Je viens d’arriver à Anjouan aujourd’hui, je suis là pour payer mes agents. Enfin,  on vient de finir une formation des agents à la sureté durant onze jours. Dans les semaines qui viennent,  une autre se tiendra avec nos instructeurs-inspecteurs. Il faut préciser que notre inspecteur, Aynoulhouda Jaffar est formé par notre pays et attesté par l’Organisation de l’aviation civile internationale, l’OACI. C’est une grande fierté. Vous savez, après ma nomination, je me suis donné une préoccupation primordiale : la restructuration de ma famille aéroportuaire donc, je bats le fer…

On vous accuse sur  le cas du Boeing d’AB Aviation cloué au sol depuis plusieurs semaines, que dites-vous sur ce sujet?

Seule l’aviation civile, qui est mieux  placée à donner des réponses sur ces sujets pareils.

Propos recueillis par Nabil Jaffar

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