Que dire de Zaïnaba !

Bunaris école coranique rénovée

Ceux qui n’ont pas vu et vécu Zaïnaba, ne prétendraient jamais la connaître. Et même ceux qui l’ont connue ne diraient pas autant d‘elle.

Elle est ce qu’elle est et fière de l’être. Le monde est sa vision, et elle s’ordonne. Elle en fait d’une petite étincelle une lumière qui éclaire, et ça l’honore. Elle a créé un monde à elle et où chaque âme y retrouve un petit coin, c’est ce qui la rend prospère. Sa main donne avec un cœur grand et tendrement ouvert. Son courage et sa grande âme la rendent mémorable et immortelle. Elle a bien des défauts, c’est ce qui ne la rend parfaite à l’égale des anges.

D’ailleurs, ça ne pourrait pas être ainsi si non on perdrait la chance de l’avoir humain. Elle incarne la bonté humaine, la fierté, le courage et l’honneur d’une femme noire et comorienne. De Madagascar où elle est née, en passant par les Comores où elle a pris sa lumière jusqu’en France où elle s’est construite, Zaïnaba reste une figure élogieuse qui, sans sa discrétion et sa modestie, aurait été vénérée comme les grands sages. Cette Dame infatigable et mémorable, malgré ses faiblesses, nous sert d’un model que nous autres devrions essayer d’imiter.

Jeune adolescente, étudiante et épouse malgré elle, a dû mené avec pugnacité ces trois vies. Ça ne pourrait être qu’au prix d’un grand sacrifice nourrit de courage et d’espoir pour un être comme elle de pouvoir s’en sortir indemne. Elle a vécu la France dans son engagement personnel en signe d’humanisme et de reconnaissance. Mais elle a toujours eu la culture comorienne et l’Islam dans son cœur et son esprit, en signe de fierté, de bonne foi, de dignité, d’amour, …etc.

Quand elle éduque et élève des enfants pour les rendre citoyens du pays et du monde, c’est elle Zaïnaba’. Elle n’a jamais connu un bambin qui ne fût son enfant et son ami. Elle désire toujours pour ses petites étincelles, rigueur et droiture, lumière après lumière. Elle ne cesse de revendiquer à voix haute qu’ « un enfant est une personne ». L’égo est son vrai ennemi. Elle en aura beau lutté et encore et sans relâche dans l’espoir de faire d’un petit animal un Homme avertit, conscient et responsable. De l’académie de Paris, des circonscriptions de l’éducation nationale, où elle gérait des écoles publics et privées et, en parallèle, animatrice et éducatrice dans ces écoles et son quartier, elle a dû apprendre à s’adapter.

Actuellement, elle travaille avec acharnement sur l’École Communautaire (BUNARIS) « école coranique rénovée » qu’elle a créé en 2000 dans sa ville d’origine de Ntsoudjini. Dans cette école, on enseigne le Coran, l’arabe, le français mais encore le comorien. Dans ce parcours plus que difficile, elle a hissé un drapeau où on pourrait lire : « respect, dignité, courage et réussite ». Son sourire, elle en donne toujours, d’avantage et n’en manque point. Et dans son grand combat contre l’ignorance, l’intolérance, … etc., elle demeure toujours aux armes. Ponctuelle, elle connaît et accomplit bien ses devoirs. C’est ainsi qu’elle manifeste une volonté et un dévouement que même à un pouls faible, à l’épuisement de ses forces, tu la verras toujours souriante avec un esprit engagé.

Bref, sa personnalité, elle en a fait une lumière. À nous maintenant de la raviver et de s’en servir à bon escient pour nous protéger de coups de ténèbres que nous subissons.

MOHAMED Soufiane,

Journaliste à MWENDOO.FM

Publié par MAHAMOUDOU Ali

Correspondant de karibu-hebdo à Paris

1 Commentaire

  1. ngome Répondre

    Bunaris c’est la que mwigni verse ses ordures. Certes zainaba est considerée comme une folle mais elle fait du bon boulot

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